C’est un festival (le 20ème) consacré à un art (le 9ème) inventé il y a 2 siècles, qui met en avant 2 albums très
personnels dessinés par 2 artistes de tout juste 35 ans, sur 2 canapés.
Ce sont plus de 100 choristes en provenance de 3 ensembles que dirige 1 chef unique, qui chantent 3 œuvres écrites
il y a 300 ans par 1 génie intemporel.
C’est un village de 5000 âmes où se tient la 6ème édition d’un festival classique hors du commun, qui offre 2 nuits,
5 repas et une ½ douzaine de concerts à un public chanceux.
C’est une abbatiale fondée vers l’an 1000, qui fait résonner des mélodies écrites au 13e ou 14e siècle dans le cadre
de concerts saisonniers (dès 6 ans !) qui se tiennent ici depuis 6 décennies.
C’est bien beau, et c’est précis.
Mais comment dénombrer le tremblement d’un crayon sur la page, les voix qui s’harmonisent, comment décompter les
étoiles dans le verre et la résonance des vieilles pierres ?
La culture, bien plus qu’une question de chiffres.