Cortège d’Orphée, Besançon Via Crucis, Franz Liszt

Mar 30, 2018, 3:00 PM
Abbatiale de Romainmôtier
10+ Duration : 1h40 (w/o intermission)

Free admission, voluntary donation at the end


Le Cortège d’Orphée de Besançon présente Via Crucis de Franz Liszt, sur des textes de Paul Claudel et Charles Péguy.

Via Crucis de Franz Liszt

Achevé en 1879 et inspiré dès 1874 à Franz Liszt par les dessins de Johann Friedrich Overbeck, Via Crucis est une œuvre austère, intérieure et caractéristique de la période des Années de Pèlerinage du compositeur. Une hymne et les quatorze stations traditionnelles du chemin de croix y font alterner chorals luthériens, chant grégorien a cappella, solos dépouillés et une impressionnante partie de clavier (piano ou orgue) dans un langage à mi-chemin entre Tristan et Isolde de Wagner et les Passions de Bach, au service d’une pensée éminemment œcuménique.

Or, si l’austérité de la musique peut constituer un obstacle pour le public, le texte est plus problématique encore : qui connaît aujourd’hui le détail des quatorze stations du chemin de croix ? C’est pourquoi le Cortège d’Orphée a choisi de mettre le texte latin en regard avec les poèmes du Chemin de la Croix de Paul Claudel et la Passion de Charles Péguy, tirée des Mystères de la charité de Jeanne d’Arc, afin de souligner l’universalité et l’actualité de ce récit fondateur de la culture occidentale. La souffrance, le martyre, le sacrifice y rencontrent un questionnement actuel sur l’injustice et l’espérance.


Le Cortège d’Orphée

Le Cortège d’Orphée voit le jour en 2013 à Besançon autour d’un projet simple : remettre en question le règne du concert en s’appuyant sur les oeuvres elles-mêmes. Ensemble à géométrie variable, il réunit des artistes autour des préoccupations que sont le contexte des oeuvres, leur signification, le formatage croissant des artistes, l’évolution des publics.

Il s’efforce de rendre parlantes les oeuvres en élaborant des formes de présentation originales, centrées sur le public d’aujourd’hui, l’actualité et l’universalité des pièces : moments musicaux domestiques, passerelles entre musique et littérature, manifestations interactives avec les spectateurs, médiation, écriture dramatique ou musicale de programmes privilégiant le fond et réhabilitant l’importance du texte.

Il défend une pratique de la musique dans laquelle la performance retient moins l'attention que l'émotion distillée par l'oeuvre, dans laquelle le succès n’est pas lié au prestige, dans laquelle l’amour de l’oeuvre et l’envie de la servir l’emportent sur les égos et la critique.