Une mise en scène de Gianni Schneider La Voix humaine de Jean Cocteau

Nov 14 – Dec 1, 2018
Théâtre du Vide-Poche, Lausanne
For all ages Duration : 0h50 (w/o intermission)

Sold out !

  Réservez vos places (30 CHF / 20 CHF étudiants, apprentis, enseignants , AVS)
- par email, en mentionnant la date, le nombre de places, votre nom, prénom et un numéro de téléphone à reservation@monbillet.ch
-par téléphone jusqu’à samedi midi
  Ce soir 1er décembre, les billets sont en vente à la caisse dès l’ouverture des portes, de la caisse et du bar à 19h30.
Début du spectacle à 20h00.

Une femme, un téléphone, un appel.
Tout le génie de Jean Cocteau dans un monologue musical.

La Voix humaine de Jean Cocteau, dans une mise en scène de Gianni Schneider, avec Malya Roman (jeu), Jean Rochat et Diego Marion (musique).

La pièce écrite en 1929 par Jean Cocteau est créée par Berthe BOVY en 1930 à la Comédie française. La première représentation est chahutée par des surréalistes, ennemis irréductibles de l’auteur.

Ce texte ne met en scène qu'un unique personnage, une femme au téléphone, couchée sur une chaise longue Le Corbusier, en un dialogue lacunaire mais intense. Au lointain, une tulle et derrière, deux musiciens. La comédienne sera comme une bête blessée et semblera se vider de tout son sang.

Il s’agit de l’histoire d’une femme, qui, après quelques tentatives infructueuses, finit par joindre son interlocuteur au téléphone. Elle l'appelle "chéri", mais elle doit lui rendre les lettres qu’ils ont échangées.

À travers les non-dits et un réseau téléphonique défaillant, la pièce présente une rupture amoureuse difficile. La femme aime encore l'homme à qui elle parle. Sans doute a-t-elle tenté avant ce coup de fil de mettre un terme à ses jours.

Cette femme est terriblement humaine, traversant un des chagrins les plus douloureux d’une existence, réduite à savourer tristement le dernier coup de fil d’un amant de longue date, mais elle est aussi parfaitement énigmatique. La symbiose entre Malya ROMAN, comédienne et les musiciens-percussionniste et saxophoniste Jean ROCHAT et Diego MARION.

Pour ce qui est de l’exercice théâtral, La Voix humaine se révèle être un texte ardu, risqué, mais intense et passionnant. Un pari que je souhaite relever. Un très long monologue féminin, massif et revêche. Un texte qui demande une très grande maîtrise puisqu’il s’agit de jouer une véritable conversation téléphonique, feindre l’attente de la réponse, de laisser le silence nécessaire à cet autre fictif pour répondre et ne pas perdre en même temps la ligne du téléphone.

Pour autant, La Voix humaine de Jean Cocteau doit se lire comme un texte qui touche au sublime. Il possède une force immense, un potentiel colossal de stupéfaction du spectateur et dévoile tout son talent.


www.giannischneider.ch